Le traitement des faits divers par les journalistes varois

Dans le cadre de la sortie du hors-série « Crimes et Mystères sur la Côte d’Azur et dans le Var »

Conférence-débat animée par :

• Jessica Chaine, rédactrice en chef de l’Essentiel Toulon,

• Lionel Paoli, reporter-éditorialiste et responsable des hors-séries de la Rédaction du Groupe Nice-Matin Var-Matin.

En présence de :

• Jean-Pierre Bonicco, ancien reporter à Var-Matin et ancien correspondant AFP et le Parisien,

• Georges Bonnefont, commissaire divisionnaire honoraire, ex-chef de l’antenne PJ de Toulon,

• Maître Morgan Daudé Maginot, avocat en droit pénal au Barreau de Toulon.

Salle pleine – et participative – pour le débat du Club de la Presse sur le traitement des faits divers par les journalistes varois, à la librairie Charlemagne Toulon ce mardi 16 juin, animé par Jessica Chaine (lettre quotidienne l’Essentiel Toulon).

Une heure et demie de débats loin, très loin de l’émotionnel qui surgit inévitablement à l’évocation d’un genre que les publics abordent de façon très paradoxale.

« Quand on demande aux lecteurs ce qui les intéresse dans le journal, ils répondent politique, économie, international – mais lorsqu’on constate ce qu’ils lisent vraiment, les faits divers arrivent très largement en tête dans toutes les strates sociales », a entamé Lionel Paoli, éditeur des hors série du groupe Nice Var Monaco Matin.

Les échanges ont donc tourné autour du strict encadrement légal, éthique et déontologique des rapports entre journalistes, policiers et juristes.

Car si les journalistes ont la liberté d’informer, protégée par le secret de leurs sources, juges, avocats et policiers doivent respecter des règles de plus en plus précises. Contrairement aux réseaux sociaux, où les faits sont rarement vérifiés et les opinions la plupart du temps outrancières – très personnelles, au minimum. Ce qu’ont confirmé, en rapportant leur expérience, Jean-Pierre Bonicco (ancien fait diversier à Var Matin, correspondant de l’AFP et du Parisien, auteur notamment de « Contrats sur la démocratie : ces élus qu’on assassine », « Autopsie d’un crime exquis : l’Affaire Yann Piat »), Georges Bonnefont (commissaire divisionnaire honoraire, entre autres ancien chef de l’antenne PJ de Toulon) et maître Morgan Daudé Maginot, avocat en droit pénal au barreau de Toulon.

La question « mais qu’est ce qu’un fait divers ? » n’a pas trouvé de réponse, mais, par contre, une foule de réponses sous différents angles contradictoires : « un fait sans importance… » !, « un fait dont la relation est forcément contestataire » (Jean-Pierre Bonicco).

Car le genre journalistique le plus lu révèle en fait les évolutions profondes – et paradoxales – de la société et des mœurs, comme l’ont écrit notamment sans pour autant abandonner le terrain du paradoxal, Roland Barthes (« des faits déformés en récit »), Michel Foucault (« de l’extraordinaire jailli de l’ordinaire »).

Apéro-Liberté du mardi 16 juin 2026 à la Librairie Charlemagne à Toulon