
Elle avait le sourire de la bienveillance. Toujours prête à servir, à aider, elle était le visage de l’information lavandouraine. Et elle savait soutenir les actions du Club de la presse. Elle était élégante. Elle était discrète. Francine était une belle et bonne personne. Francine est partie rejoindre son cher mari, Gérard Brochot. Nous sommes si tristes….
Le conseil d’Administration du Club de la Presse du Var

Quelques mots sur Francine Brochot
Nés à la libération de la France (1944-1945), Gérard et Francine auront été indissociables depuis leur naissance. De petits cousins qu’ils étaient ils furent dès l’enfance comme les doigts de la main en une complémentarité professionnelle et un amour indéfectible qui interpellaient beaucoup de monde. Lors des obsèques de Gérard, il fut rappelé sa naissance dans le pays de Jean de la Fontaine, ainsi que son parcours toujours en liaison avec son épouse, tant dans les milieux artistiques, médiatiques que politiques.
Aujourd’hui, pour Francine rappelons que née à Paris où elle fit ses études… pour être, parmi les premières élèves, lors de la création, de l’école d’Attachés de Presse où son parrain de promotion fut Jean Marin – fondateur et président de l’AFP -. Il lui fit immédiatement rencontré des figures parisiennes Marcel Bleustein Blanchet PDG de Publicis (père d’Elisabeth Badinter), André-François Poncet, ambassadeur de France, qui a été son premier employeur au titre de président de la Croix-Rouge Française. Elle en devint vite sa directrice de communication. A ce titre, elle y assuma parallèlement des représentations internationales, via des missions au siège de la Croix-Rouge à Genève, ou membre de jury de festival de films de la santé dont celui de Bulgarie où toutes les nations étaient représentées. De nombreux contacts lui firent côtoyer de grands personnages. Des connaissances que le Ministre de la communication sous Giscard d’Estaing : André Rossi, également un ami pour la famille Brochot, lui fit ouvrir les portes de médias écrits, radios et télés. Toujours en duo avec son cher Gérard, ils se forgèrent un important carnet relationnel de personnalités et de dirigeants de notre pays ! Ils eurent aussi beaucoup d’amis dans les milieux artistiques et showbiz en aidant à la production artistique de certains chanteurs.
C’est aussi par le biais ministériel que Francine et Gérard furent aidés lors de leur installation dans le Var en 1982. Tout en ayant sa carte de journaliste professionnelle, elle assuma une chronique de correspondante locale Var Matin pour Bormes, Le Lavandou, Le Rayol de 1987 à 2008, puis encore à partir des années 2015 à la suite d’un intermède, durant 8 ans, où elle assura la direction du cabinet et la communication de Gil Bernardi, maire du Lavandou. L’âge de la retraite étant, elle repris une correspondance toujours pour Var Matin et la commune du Lavandou ainsi que pour d’autres médias.
Des années écoulées au cours desquelles, Francine aura vécu un grand tremblement de terre politique, celui de l’assassinat de Yann Piat, députée du Var, qui fut une amie. Pour préserver sa mémoire et que l’on n’oublie pas qu’un jour on a pu attenter à la vie d’une élue de la République, elle fonda l’association portant le nom de cette élue.
Le couple mènera aussi une action bénévole au sein du Comité de Jumelage Le Lavandou-Kronberg. Son époux en fut vice-président avant d’en devenir l’un des présidents les plus charismatiques qui aura laissé une belle empreinte de sa personne jusqu’à son décès. Il a aussi réalisé la fresque géante du Cosec marquant le 15è anniversaire en 1988, de cette amitié Franco Allemande.
L’un et l’autre auront été l’image même d’un couple fusionnel et complémentaire, entouré de l’amour de leurs enfants Séverine et Etienne…. sur lesquels avec leurs conjoints, enfants et petits enfants, d’où ils sont… ils garderont un œil sur eux tous pour que le bonheur et la joie de vivre ne leur fassent jamais défaut. Mais, en ce jour, Francine sourit de pouvoir rejoindre Gérard.



