C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris la disparition de notre ami, photographe et journaliste, Michel Brault. Nos pensées accompagnent sa famille, ses proches et tous ceux qui ont croisé son chemin.

Un jour où nous étions en mal de copie, tu m’avais lancé avec un petit rictus triste qui ne te ressemblait pas : “un jour, tu feras un papier sur moi !”
Je ne savais pas que tu me prendrais au mot alors qu’à cette époque tu sortais à peine de ton acné journalistique…
Sacré Bicou ! Tu m’as pris au mot.
Et je ne ne suis pas le seul à être à la peine devant cet article pour parler de toi au passé…
De toi qui aurais fait perdre son flegme à un moine bouddhiste !
De toi qui avais tes marottes…
Mais qui n’en a pas dans ce métier ?
De toi qui pratiquais la dérision avec une sorte de désinvolture qui masquait mal une inquiétude de gamin refusant de compter ses années !
De toi que j’appelais Bicou, je ne sais plus au juste pourquoi, mais sans doute du fait de cet humour que tu savais pratiquer plus souvent qu’il n’y paraissait…
De toi dont la mémoire semble échapper au canard que tu as servi avec talent durant plus de vingt ans…
C’est tellement peu n’est-ce pas ?
A toi avec lesquels tant de Varois et les derniers Mohicans que nous sommes signent cet article teinté des couleurs suaves de tes dessins de retraite qui fleuraient les sourires amers d’un passé effiloché !
Salut Bicou qu’on embrasse ainsi que ta fille Carol et ceux et celles qui auront du mal à te croire absent !
Textes de José Lenzini – Photo : Doc Patrick Blanchard



